L’endométriose est une pathologie gynécologique chronique, complexe et évolutive, qui concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer. Elle se caractérise par la présence anormale de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine, entraînant des réactions inflammatoires locales. Cette maladie est responsable de douleurs pelviennes invalidantes, de dysménorrhées sévères, de dyspareunie, de troubles digestifs ou urinaires, d’une fatigue chronique et, dans près de 30 à 40 % des cas, d’infertilité.
Le retard diagnostique est encore très fréquent, avec une errance médicale estimée en moyenne à 7 à 10 ans entre les premiers symptômes et le diagnostic. Ce délai a des conséquences majeures : altération de la qualité de vie, déscolarisation, désinsertion sociale et professionnelle, anxiété et dépression. L’endométriose est donc reconnue comme une priorité de santé publique en France depuis le lancement de la Stratégie nationale de lutte contre l’endométriose (2022).
Dans ce contexte, les infirmiers libéraux occupent une place centrale dans la coordination du parcours de soins : repérage précoce, accompagnement, soutien éducatif, prévention des complications, suivi à domicile, communication entre les professionnels (gynécologue, centre spécialisé, médecin traitant, kinésithérapeute, etc.). Cette action permettra de renforcer leurs compétences cliniques et organisationnelles dans la détection, l’accompagnement et la prise en charge des patientes atteintes d’endométriose.